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2009, année de tristes records. Catastrophes naturelles. Crise économique et financière. Durcissement des conflits sociaux. Extension du domaine de la terreur. Le monde libre n’a jamais été aussi fragile. Son leader Barack Obama hésite, prend son temps, et recule parfois. Sa décision d’évacuer les troupes américaines d’Afghanistan en 2011 ou son discours du Caire prononcé au cours de l’été dernier ne donnent pas l’image d’une Amérique forte et solidaire de ses alliés locaux.
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Obama propose une politique internationale aux antipodes de celle conduite par son prédécesseur à la Maison Blanche. Malgré ses mains tendues et ses discours réconciliateurs, il reste l’ennemi juré d’Al-Qaïda et du régime des Mollahs, et de tous les “révolutionnaires islamistes”.
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Comme Ben Laden, Ahmadinejad réveille les angoisses sécuritaires. On n’ose imaginer les conséquences de la possession de l’arme nucléaire par l’Iran.
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Leurs ennemis communs sont à la fois extérieurs et intérieurs, comme dans tous les régimes totalitaires. L’ennemi musulman a trahi l’Islam, c’est l’”ennemi de l’intérieur” qu’il faut soumettre à une rééducation purificatrice. Il s’appelle Moussavi dans le régime des Mollahs ou Moubarak pour les Frères musulmans. L’ennemi “infidèle”, extérieur, est le sioniste impérialiste américain, figure moderne du Croisé. Tous deux empêcheraient l’édification d’un califat révolutionnaire à La Mecque pour Ben Laden. Tous deux empêcheraient l’indépendance nucléaire de Téhéran.
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L’enjeu de l’année 2010 sera de faire comprendre à la communauté internationale que le Hamas et le Hezbollah ne sont pas des formations politiques comme les autres, même si elles poursuivent un objectif politique classique, la conquête du pouvoir. Elles ont au moins trois caractéristiques communes. Elles veulent la destruction d’Israël. Elles utilisent le terrorisme pour atteindre cet objectif. Elles agissent comme le bras armé de l’Iran hors de ses frontières.
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Voilà une thèse qu’une pénible actualité accrédite chaque jour mais que les chancelleries refusent de considérer comme des tendances lourdes, de véritables systèmes de pensée établis qu’il ne sera pas possible de raisonner ou d’institutionnaliser. Le fanatisme islamiste est solidement installé, alimenté par un mythe du retour à l’Islam pur, organisé comme le sont les révolutionnaires. Agents. Réseaux. Informateurs. Ils ne misent pas sur l’héroïsme des masses mais sur le “ventre mou” des faibles, des pauvres, de la misère qu’ils cultivent.Â
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La politique de Benyamin Netanyahou est celle du “risque zéro”. Elle n’est ni sécuritaire ni colonialiste. La perception du retour aux affaires du leader du Likoud, d’abord comme un frein au processus de paix, a nécessairement évolué. Les gel des constructions dans les implantations n’est pas une mesure facile à prendre en Israël. Son insistance pour reprendre les pourparlers sans condition est saluée de toutes parts. Pourtant.
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2010 doit être l’année des prises de conscience. A Bali, Bagdad, Kaboul, Sanaa, Beyrouth, Bombay, Karachi ou Jérusalem, la peur s’installe et le crime triomphe. Le risque que l’année 2010 soit une année ponctuée d’attentats terroristes exigera une veille de tous les instants, des mises en garde essentielles dont on pardonnera les accents alarmistes.
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C’est le défi que doivent relever les médias. Sensibiliser et alerter l’opinion publique sur les motivations réelles des “révolutionnaires” aux idéaux sombres. Voilà le chantier de Guysen : continuer d’informer en toute indépendance ses lecteurs et téléspectateurs, les alerter sur les risques majeurs. Parce qu’un missile n’est pas une roquette. Parce qu’un terroriste n’est pas un activiste. Parce que l’adresse faite par Hassan Nasrallah à Beyrouth aux Chrétiens du Liban, brandissant le miroir des horreurs commises contre les Chrétiens d’Irak, n’est rien d’autre qu’une menace.
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Cette noble mission n’est pas facile à assumer. 2009 fut une année noire pour la presse. La Fédération Internationale des Journalistes a annoncé un triste record. 113 journalistes ont été assassinés. Une 114ème journaliste canadienne a été tuée le 30 décembre dans l’Est de l’Afghanistan.
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Le “monde ancien” qu’avait vu mourir Alexandre Adler le 11-Septembre n’a pas ressuscité à l’issue de cette première décennie du 21ème siècle. Le terrorisme est un facteur nouveau des relations internationales. Aujourd’hui, il divise le monde. Demain, il pourrait le détruire.
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Ce 1er janvier 2010, Guilad Shalit n’est toujours pas libre. Otage du Hamas à Gaza depuis 1286 jours, ce soir, nous pensons à lui.
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Au nom de toute l’équipe de la rédaction de Guysen, je vous souhaite, chers lecteurs, une année 2010 de bonheur, de fraternité, une année de liberté.
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Vendredi, janvier 1st, 2010 à 1:45 et est classé dans Non classé.
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